Prolongement du tram 17 à Annemasse : ce qui change pour le Genevois français
Le prolongement du tram 17 à Annemasse entre dans sa dernière ligne droite. Six ans après l’ouverture du premier tronçon transfrontalier, en décembre 2019, l’agglomération du Genevois français s’apprête à voir sa ligne de tramway s’enfoncer un peu plus au cœur de la ville. Une évolution discrète sur la carte, mais qui pèsera lourd dans le quotidien des habitants comme des travailleurs frontaliers de la Haute-Savoie.
Un prolongement court mais stratégique
Le chantier ajoute environ 1,2 kilomètre de voies et trois nouvelles stations au tracé existant. Le tramway, aujourd’hui limité au Parc Montessuit, poussera désormais jusqu’au quartier du Perrier, avec un nouveau terminus baptisé Perrier-Aubrac, à proximité du lycée des Glières. Côté français, la ligne desservira ainsi l’essentiel du centre d’Annemasse, en complément des communes déjà traversées : Gaillard, Ambilly et Annemasse.
L’intérêt de ce prolongement tient moins à sa longueur qu’à sa position : il rapproche du tram plusieurs équipements du centre-ville et un lycée, tout en s’inscrivant dans un réseau de mobilité douce pensé à l’échelle du bassin franco-suisse. Le tram 17 relie déjà le centre d’Annemasse à celui de Genève en une vingtaine de minutes, et reste exploité côté suisse par les Transports publics genevois (TPG).
Ce que cela change concrètement pour les habitants
Pour les usagers, l’effet le plus tangible sera la desserte élargie sans rupture de charge vers la Suisse. Le tram circule toutes les six minutes en heure de pointe, une cadence qui en fait une vraie alternative à la voiture sur un territoire saturé aux heures de bureau. Un parc relais de 200 places est prévu au nouveau terminus, pour capter les automobilistes venus des communes voisines et les inciter à laisser leur véhicule avant la frontière.
- Plus de 11 000 voyageurs par jour empruntent déjà le premier tronçon, un chiffre qui devrait progresser avec l’extension.
- La ligne se connecte au Léman Express, le RER transfrontalier, dont elle est présentée comme complémentaire.
- Les travailleurs frontaliers, très nombreux dans le Genevois, gagnent une option de transport lisible et régulière.
Un financement partagé de part et d’autre de la frontière
Cette deuxième phase représente un investissement d’environ 41 millions d’euros. Sa particularité : un tour de table réellement transfrontalier. La Confédération helvétique contribue à hauteur d’environ 12,3 millions de francs suisses, l’État français apporte 4 millions d’euros, aux côtés du Département de la Haute-Savoie, d’Annemasse Agglo et de la commune d’Annemasse. Un montage qui illustre la logique de bassin de vie unique, où Genève et sa périphérie française partagent infrastructures et flux quotidiens.
Une mise en service attendue à l’automne 2026
Le calendrier a légèrement glissé. Initialement visée pour le 1er septembre 2026, l’ouverture aux voyageurs est désormais attendue à l’automne 2026, le temps de mener à bien les essais techniques et la marche à blanc indispensables avant d’accueillir du public. Une prudence classique pour ce type de chantier, où la fiabilité prime sur la date. Pour les habitants d’Annemasse, l’attente touche à sa fin : le tram fera bientôt partie du décor jusqu’au Perrier. Se déplacer dans le Genevois, comme on le ferait en voyage, deviendra un peu plus simple.
Questions fréquentes
Quand le prolongement du tram 17 sera-t-il mis en service ?
L’ouverture aux voyageurs est attendue à l’automne 2026. Elle était initialement envisagée pour le 1er septembre 2026, mais a été décalée de quelques semaines pour laisser le temps aux essais techniques.
Combien de nouvelles stations sont créées et où se trouve le terminus ?
Le prolongement ajoute trois nouvelles stations sur 1,2 kilomètre. Le nouveau terminus, Perrier-Aubrac, se situe dans le quartier du Perrier, à proximité du lycée des Glières.
Combien coûte la phase 2 et qui la finance ?
Le budget avoisine 41 millions d’euros. Le financement est transfrontalier : Confédération suisse (environ 12,3 millions de francs), État français (4 millions d’euros), Département de la Haute-Savoie, Annemasse Agglo et commune d’Annemasse.